Ramadan 2021 : le gouvernement assure le contrôle économique dans les marchés durant le mois de jeûne

Avec l’arrivée imminente du mois de jeûne 2021 qui devrait débuter dans seulement quelques semaines, le ministère du Commerce et du Développement des exportations a affirmé la mise en place de plusieurs équipes d’intervention qui assureront le contrôle économique au niveau des marchés.

Selon le communiqué du ministère, près de 200 équipes seront mobilisées afin d’assurer la surveillance et le suivi des produits agroalimentaires et agricoles durant le mois de jeûne.

Contrôle économique dans les marchés

Alors que la date du début du mois de ramadan 2021 devrait être aux alentours du 13 avril 2021, le ministère du Commerce et du Développement des exportations a décidé de mobiliser plusieurs cellules permanentes afin d’assurer le contrôle économique dans les marchés. Ces dernières sont composées de 50 équipes d’intervention rapide, ainsi que de 150 équipes mobiles qui assureront le suivi et le contrôle des produits essentiellement alimentaires.
D’après le programme de contrôle économique mise en place par le ministère du Commerce, le contrôle et la surveillance se concentrera durant la première quinzaine du mois de jeûne sur le suivi des produits subventionnés, les espaces de loisirs, les cafés ainsi que les produits agro-alimentaires et les produits agricoles.
Au cours de la deuxième moitié du mois de ramadan 2021, la surveillance économique englobera aussi les commerces de chaussures et de prêt-à-porter, ainsi que les produits qui sont en relation avec les préparatifs de l’Aïd.

Le programme de contrôle

Selon ce programme de contrôle, les équipes se focaliseront essentiellement sur les surveillances quotidiennes des circuits de distribution afin d’agir efficacement contre les pratiques de spéculation et de monopole ainsi que l’approvisionnement en dehors du circuit légal, la publicité mensongère, la vente conditionnée, le détournement des produits subventionnés …

Par ailleurs, les mécanismes de contrôle seront diversifiés pour pouvoir assurer un contrôle continu même après les horaires administratifs, tout en assurant la couverture de tout le territoire.

Plusieurs bureaux d’opérations régionaux et centraux seront aussi mis en place afin de pouvoir traiter les réclamations des consommateurs. Il est important de mentionner que les différentes commissions régionales de surveillance seront mises en place et la coordination entre les différents gouvernorats et départements concernés.
Les opérations de surveillance viseront les boulangeries, les circuits de distribution, les détaillants, les marchés de gros, les unités de production, les dépôts anarchiques, les dépôts de stockage… Et plusieurs sanctions seront appliquées contre ceux qui transgressent les lois.

Ramadan 2021 : les responsables du ministère assurent que le mois de jeûne sera exceptionnellement cher

Selon des sources du ministère du Commerce et de l’Appui aux exportations en Tunisie, l’institution gouvernementale a organisé le 23 mars dernier une conférence portant sur les prix des fruits et des légumes durant le mois de jeûne 2021.
Il est essentiel de mentionner que les prix des produits alimentaires enregistreront une hausse importante durant le mois de ramadan 2021.

Conférence organisée pour débattre de la hausse des prix des denrées alimentaires

Le 23 mars dernier une réunion a été organisée au sein du ministère du Commerce et de l’Appui aux exportations en Tunisie, afin de débattre les prix des produits alimentaires durant le mois saint en islam.
Sans aborder aucune mesure visant à remédier à la hausse des prix des différents produits de consommation essentiels qui ont été retrouvés sous l’emprise des gangs spécialisés dans la spéculation au niveau des circuits d’approvisionnement et les prix des produits durant cette dernière période, les responsables travaillant au sein du ministère se sont contentés à attribuer cette augmentation des prix à la coïncidence de la période d’intersaison avec l’arrivée du mois de jeûne.

Le haut responsable des prix et de l’approvisionnement des produits alimentaires travaillant au sein du ministère du Commerce, a assuré que durant le mois saint en islam, les tomates et les piments vont enregistrer une volatilité au niveau des prix et de l’approvisionnement, vu que le commerce intérieur se limite durant cette période à la production des cultures sous serre. En outre, à cause de la régression attendue de la productivité suite à la pénurie des engrais chimiques, les prix du piment et des tomates augmenteront.

La hausse des prix des légumes et fruits durant le mois de jeûne 2021

Cette année, le directeur a assuré que le ministère compte mettre en place plusieurs équipes afin d’assurer le contrôle économique des produits alimentaires durant le mois de jeûne. Il est important de rappeler que la date du début du ramadan 2021 serait le 13 avril prochain.
Selon les responsables, il est difficile de maîtriser les prix de certains légumes comme les choux-fleurs, les pommes de terre, les navets, les carottes ainsi que l’oignon. Ils ont indiqué que les viandes blanches et rouges, ainsi que les fruits vont se faire rare au niveau des étals des maraîchers à cause essentiellement de la fin de leur saison de production en avril.

Ramadan 2021 : la date du mois de jeûne 2021 est annoncé par le Conseil théologique musulman de France

À seulement quelques semaines de la nuit de doute, le Conseil théologique musulman de France a annoncé les dates de la fin et du début du mois de jeûne en islam. Les prévisions annoncées par le CTMF sont fondées sur les calculs scientifiques du cycle de la lune.

Les dates du mois de jeûne 2021

Le CTMF, le conseil théologique musulman de France a affirmé dans son communiqué publié le 25 mars dernier, que la date du début de ramadan 2021 en France serait le mardi 13 avril. Selon le responsable de l’instance religieuse, en prenant en compte les données scientifiques qui sont assez précises, le premier jour du mois de ramadan de l’année hégirienne 1442, serait le 13 avril puisque la conjonction de la nouvelle lune aura lieu le 12 avril 2021 vers 3 h 31 heure de Paris. À cette heure toutes les conditions nécessaires afin d’observer le croissant naissant du mois de ramadan seront réunies durant la nuit du doute le 12 avril à 19 h 21 heure de Paris.

Il est important de mentionner que le Conseil théologique qui privilégie les données astronomiques à la traditionnelle observation lunaire durant la nuit du doute, afin de fixer les dates du début et de la fin du mois de jeûne, assure que le premier jour du mois de jeûne de 1442 devra correspondre au 13 avril 2021.

La date de l’Aïd el Fitr

Dans ce cadre le Conseil théologique musulman de France a aussi déterminé la date de la fin du mois de Ramadan 2021. En effet, le premier jour du mois de Chawwal 1442 devrait correspondre au 13 mai de 2021.
Selon Nidhal Guessoum, astrophysicien de renommée, le croissant lunaire devrait être visible à l’aide de télescope le 12 avril au niveau du continent américain, ainsi que dans une grande partie du continent africain. Néanmoins, il ne sera pas visible ni avec le télescope ni à l’œil nu dans le monde musulman. Ainsi, le 13 avril devrait être le premier jour du mois de jeûne dans la plupart des pays musulmans et en Europe.

L’islam en Inde

    Ses origines

L’Inde occupe une place importante dans le monde islamique. Sur le plan démographique, les fidèles musulmans, certes minoritaires, n’en forment pas moins une population globale de 230 millions de personnes, ce qui place le pays au 3e rang derrière le Pakistan et l’Indonésie.
Sur le plan historique, l’islam en Inde y occupe une place très ancienne et marquante étant donné que les musulmans y établirent leur hégémonie (ou leur domination) du 8e au 19e siècle. L’impact de la religion islamique se lit particulièrement dans nombre d’expressions artistiques – à savoir dans les emprunts linguistiques, la mystique, la cuisine, la musique ainsi que l’architecture. Il est à noter que la présence des musulmans en Inde remonte ainsi au 1er siècle de l’islam et s’est effectué en trois vagues successives.

 

    Sa situation contemporaine

L’islam délogera, d’ici la fin du siècle, le christianisme comme première religion, et selon les estimations, la principale concentration de musulmans sera en Inde.
La plupart des musulmans (soit 75 %) ne vivent pas dans le nord de l’Afrique ou au Moyen-Orient, mais dans la zone Asie-Pacifique. C’est au Pakistan et en Indonésie qu’on en compte aujourd’hui le plus, mais, selon le dernier rapport du Pew Research Center, l’extraordinaire croissance démographique de l’Inde va les dépasser d’ici 2060.
Plus de 68 % des musulmans de la planète ont moins de trente ans. La population musulmane va presque tripler en Inde, pour atteindre, d’ici 2060, environ 450 millions de personnes.
L’Inde est un quand multiculturaliste et laïque où les religions ont toutes leur place. Afin de s’assurer que les employés de l’Etat sont représentatifs de la société, des quotas ont été mis en place à l’embauche dans la fonction publique. L’Inde accepte également la présence ‘des lois’ religieuses encadrant le divorce et le mariage. En ce moment, un grand débat a lieu dans l’Etat indien à propos de la possibilité pour les fidèles d’officialiser un divorce en prononçant uniquement 3 fois le mot ‘Talak’.
En effet, en Inde, il n’y a pas que des tensions entre musulmans et hindous, il y a également des gestes de fraternité plus rares ailleurs.

Inde : quand les musulmans sont victimes d’oppression

L’Etat indien est en proie à d’importantes violences, depuis mardi soir, contre les musulmans qui ont fait environ 400 blessés et 120 morts. Ces heurts révèlent la polarisation religieuse extrême créée par les hindous nationalistes, au pouvoir depuis juin 2015.
Mercredi matin, le New-Delhi, la capitale de l’Inde, s’est réveillé douloureusement. Restes d’immeubles incendiés, commerces fermés, rues désertes… Les faubourgs populaires de l’Inde sont en proie, depuis le début de la semaine dernière, à de graves violences de la part des hindous nationalistes armés sur des endroits et des personnes identifiés comme musulmans. Ceux-ci se rassemblent depuis janvier – régulièrement – en vue de dénoncer une loi sur la citoyenneté (visant notamment à étendre l’attribution de la nationalité sur des critères religieux) jugée discriminatoire pour les fidèles musulmans. Un dernier bilan fait état de 400 blessés, la majorité par balles, et près de 120 morts. C’est la pire flambée de violences en Inde depuis les années 1980.
Les victimes et les témoins font le récit de scènes très, très violentes. Durant une semaine, des émeutiers armés de pistolets, de sabres ou encore de pierres ont semé la mort et le chaos dans les quartiers indiens. Plusieurs photos et vidéos postées sur Facebook, Twitter ou encore sur Instagram montrent des images d’hommes et de femmes casqués frappant des gens à terre. Selon les horaires de prière en Inde, les victimes semblaient à peu près autant musulmanes que hindoues. Plusieurs blessés et morts ont été ainsi victimes de plaies par balles. Cette flambée de violences s’inscrit en effet dans un contexte de montée du nationalisme hindou depuis plus de sept ans, incarnée par le Parti du peuple indien (PPI), et Narendra Modi, le Premier ministre.

       Une politique discriminatoire

Une nouvelle loi sur la citoyenneté indienne a été adoptée le 20 mars 2020. Cette loi exclut les candidats de nationalité musulmane, rompant avec les valeurs et les principes d’égalité et de laïcité, pourtant inscrits dans la Constitution.
En effet, la nouvelle loi de mars 2020 modifie celle de juin 1950, fondant la citoyenneté sur 2 principaux motifs : d’une part, l’origine indienne basée notamment sur l’ascendance et la naissance, et la résidence continue et longue d’autre part. L’attribution de nationalité est désormais étendue à tout réfugié chrétien, parsi, jaïniste, bouddhiste, sikh et hindou en provenance d’Afghanistan, du Pakistan ou encore du Bangladesh, entré en Inde avant 2016. A ce titre, le gouvernement indien prévoit l’exclusion des musulmans. Il est important de rappeler que l’islam est en Inde la 2e religion après l’hindouisme.

La montée de l’islamophobie en Europe préoccupe le Pakistan

L’islam au Pakistan joue un rôle important, définissant l’identité et l’existence de la République islamique du Pakistan. A ce jour, les musulmans constituent 96 % à 98 % de la population pakistanaise. Les 2 % à 4 % restants sont essentiellement hindous et chrétiens.
Il est à noter que les sunnites sont majoritaires au sein des musulmans. Le Pakistan compte toutefois le plus grand nombre de chiites.
Imran Khan, le Premier ministre du Pakistan, a écrit lundi 1er février aux dirigeants musulmans afin de leur demander d’agir ensemble contre l’islamophobie (hostilité envers les musulmans et l’islam). “Les incidents de profanation du Coran (Livre sacré de l’Islam et des musulmans) et les récentes déclarations des présidents sont ainsi le reflet de la montée de l’islamophobie en Europe, notamment en France”, a déclaré le Premier ministre pakistanais. “Nous devons donc prendre l’initiative d’appeler à la fin de ce cycle de violence et de haine”, poursuit-il.
La plus haute autorité responsable de l’islam au Pakistan a appelé à prendre des mesures d’urgence. Selon celle-ci, les dirigeants musulmans doivent lever la voix et expliquer aux dirigeants non-musulmans, l’amour et le profond respect que tous les fidèles éprouvent pour leur Prophète, Muhammad (le Messager de Dieu), et leur livre sacré, le saint Coran.

        Le Pakistan appelle les leaders musulmans à une action collective contre l’islamophobie

Depuis que la France a été frappée par plusieurs attaques djihadistes, les tensions montent en Europe. Et la population musulmane est généralement la cible de racisme, de discriminations, voire d’agressions.
La majorité des grandes fédérations musulmanes (à savoir la fédération nationale des musulmans de France (FNMF), le Conseil français du culte musulman (CFCM), Musulmans de France (MF), etc.) appellent les imams de France à condamner avec la plus grande fermeté ‘le terrorisme et la violence’ lors des prières.
Plusieurs personnes ont manifesté dans le monde après la défense par le président de la République française, Macron Emmanuel, de la liberté de caricaturer. Le Premier ministre pakistanais avait accusé le chef de l’Etat français d’attaquer l’islam. Il avait annoncé, en novembre dernier, avoir écrit à Mark Zuckerberg, le Président-directeur général de Facebook, pour lui demander de bloquer tous les contenus islamophobes.

Islamophobie : le Premier ministre du Pakistan demande à facebook de sévir

Imran Khan, le Premier ministre pakistanais, a accusé lundi Macron Emmanuel, le chef de l’Etat français, d’attaquer l’islam. En effet, le président de la République a défendu la publication de caricatures du Messager de Dieu Muhammad après la décapitation en octobre d’un enseignant qui en avait montré certaines à ses étudiants. “Il aurait pu refuser l’espace aux djihadistes et jouer l’apaisement plutôt que de créer une marginalisation et une polarisation complémentaires qui conduisent nécessairement à la radicalisation”, a écrit le Premier ministre pakistanais sur son compte Twitter.
Ce dernier a publié une lettre ouverte au président-directeur général de Facebook, Zuckerberg Mark, dans laquelle il demande une politique analogue pour les contenus ciblant la religion musulmane à celle visant les publications négationnistes.
En effet, Facebook interdit, dans ses conditions d’utilisation, les discours haineux visant des individus selon leur religion. Mais il autorise sur sa plateforme les caricatures ainsi que la critique des religions.

     Le Premier ministre pakistanais accuse Macron d’attaquer l’Islam

Il est important de rappeler que l’Islam au Pakistan joue un rôle primordial, définissant l’identité et l’existence de la République islamique du Pakistan. Les fidèles musulmans constituent à ce jour 96 % à 98 % de la population pakistanaise.
Le président de la République française avait affirmé en octobre que son pays ne renoncerait pas aux caricatures, y compris celles de Muhammad (le Messager de Dieu), qui ont valu au professeur d’être assassiné.
“Il est très regrettable que le président Macron ait choisi d’encourager l’islamophobie (hostilité envers les musulmans et l’islam) en s’attaquant à la religion musulmane plutôt qu’aux djihadistes qui pratiquent la violence et encouragent la haine, qu’il s’agisse d’idéologies nazis, de tenants de la suprématie blanche, ou de musulmans”, poursuit Imran Khan.
Il est important de souligner que la représentation des Prophètes ou encore Messagers de Dieu est formellement interdite par la religion. Insulter ou ridiculiser Muhammad, le sceau des Prophètes, est passible de la peine de mort dans certains pays, particulièrement au Pakistan et en Indonésie, où le blasphème (une personne considérée comme étant quasi sacrée) est une question incendiaire.

Tout juste adoptée, la charte des principes soulève des interrogations

Bernard Godard, longtemps en charge de l’islam au ministère de l’Intérieur, analyse ‘la charte des principes de l’islam de France’ que le président de la République veut faire adopter au Conseil Français du Culte Musulman, divisé sur la question.
Six fédérations du CFCM ont paraphé dimanche 17 janvier 2021 ‘une charte des principes’, saluée lundi par Macron Emmanuel comme un ‘engagement clair, net et précis au profit de la République’. Mais quatre autres fédérations ont confirmé ce vendredi matin qu’elles ne signeraient pas le texte, estimant que certaines mesures risquent de fragiliser les liens de confiance avec les fidèles. “Certains formations et passages de la charte sont de nature à fragiliser les liens de confiance entre la Nation et les fidèles de France”, a déclaré Ahmed Ogras, le président du Comité de coordination des musulmans turcs de France.
Il est important de rappeler que cette charte, réclamée par Macron Emmanuel dans la foulée de son offensive contre l’islam radical et le séparatisme, a été paraphée dimanche par six des 9 fédérations du CFCM après plus de deux mois de crise interne. “Le radicalisme est un problème politique, pas islamique”, a ajouté Mohamed Moussaoui. Il est à noter que l’islam (prenant sa source dans le saint Coran) est contre le radicalisme.

        Charte des imams : vers un islam républicain ?

La charte des principes de l’islam de France, arrachée de haute lutte, réaffirme la compatibilité de la foi musulmane avec la République, proscrit l’ingérence d’États étrangers dans le culte en France et dénonce particulièrement l’instrumentalisation politique de l’islam. Selon Mohamed Moussaoui, le président du Conseil Français du Culte Musulman, les points principaux de désaccord exprimés par ces organisations portent essentiellement sur la définition précise de l’islam politique et la définition des ingérences étrangères.
Le mouvement Pratique et Foi, la confédération Islamique Millî Görüş France et le Comité de coordination des musulmans turcs de France demandent ‘une consultation participative, démocratique et élargie’ de leur base avant de signer une charte dont elles saluent toutefois l’esprit.
De toute façon, le CFCM se donne du temps pour obtenir l’adhésion des imams de terrain.
En effet, la charte doit ainsi ouvrir la voie à la création d’un CNI (Conseil National des Imams). Selon le président du Conseil Français du Culte Musulman, il sera chargé de labelliser les imams (turques, marocains, ou encore algériens) exerçant en Europe, notamment en France.

Islam : Emmanuel Macron salue l’engagement du Conseil Français du Culte Musulman après l’adoption d’une ‘charte de principes’

Après plus de deux mois de négociations, le Conseil Français du Culte Musulman a nettement approuvé une ‘charte des principes’ de l’islam, dimanche 17 janvier 2021. Cette charte vise essentiellement à entériner la ‘compatibilité (ou la concordance) de la religion musulmane avec les valeurs républicaines’.
Le texte, réclamé par le chef de l’Etat français en octobre dernier dans le cadre de son offensive contre l’islam radical, rejette l’instrumentalisation (détournement) de l’islam à des fins politiques et affirme la compatibilité de la foi musulmane avec l’égalité femme-homme, et la laïcité. Il est important de rappeler que le saint Coran – Livre sacré de l’islam et des musulmans – stipule une égalité ontologique entre les genres (voir sourate 49 ; verset 13).
Emmanuel Macron a salué mardi un engagement précis, clair et net au profit de la République. Un Conseil National des Imams sera donc mis en place après ce rendez-vous avec le président de la République. Le CNI sera ainsi chargé de labelliser les imams qui exercent en France et pourra, selon Mohamed Moussaoui, le président du CFCM, leur retirer leur agrément, principalement en cas de manquement à la charte.

     Que contient le texte ?

La création de cette charte avait déclenché une crise au sein du conseil français du culte musulman, généralement critiqué pour son manque de représentativité. Chems Eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait déjà claqué la porte des discussions, début novembre.
Le texte, sorte de profession de foi républicaine, est un peu comme les tables de la loi, ou les dix commandements de l’islam républicain en France. Il fait référence à la misogynie, l’homophobie, aux actes antisémites, comme aux actes antimusulmans.
Depuis les attaques terroristes de Nice et de Conflans-Sainte-Honorine, en novembre 2020, Emmanuel Macron a exercé une forte pression sur les représentants du Conseil Français du Culte Musulman pour qu’ils organisent un encadrement des imams et de leur formation. Il attend maintenant que le conseil national des imams soit opérationnel début février.
Les musulmans de France sont tenus de respecter les lois de la République, l’ordre public et la cohésion nationale.

Congo-Brazzaville : le président sortant est investi par son parti pour les présidentielles de 2021

Selon les dernières actualités partagées par la presse nationale, le président Denis Sassou Nguesso a été investi officiellement par son parti afin de se présenter aux élections présidentielles de 2021.

Candidat aux élections présidentielles de 2021

Denis Sassou Nguesso, le président sortant du Congo-Brazzaville est investi le 8 janvier dernier, par le Parti congolais du travail en tant que candidat au scrutin présidentiel qui aura lieu durant le mois de mars prochain. En effet, la formation politique du président assure qu’elle œuvre pour la victoire de son candidat.

La candidature du président sortant est le fait marquant de la toute première session extraordinaire du Comité central du Parti congolais du travail. Esthter Ayissou Gayama, l’un des membres du Comité, s’est chargée de lire le communiqué relatif à l’investiture de Denis Sassou Nguesso, en affirmant que le comité du parti a approuvé à l’unanimité l’investiture du président sortant par le comité national d’investiture comme étant candidat du Parti congolais du travail à la magistrature suprême des offres d’emploi au  Congo-Brazzaville.

Les raisons du choix du PCT

Selon les membres de comité, le parti au pouvoir a appelé son dirigeant à faire acte de candidature en lui assurant qu’ils apporteront tout le soutien financier, matériel et moral, afin de mener à bien la campagne électorale.

Pierre Moussa, le secrétaire général du Parti congolais du travail, qui a plus de 46 ans d’activité au sein de cette formation, a tenu à expliquer les raisons qui ont poussé la formation politique à porter son choix sur Denis Sassou Nguesso une fois de plus. En effet, le secrétaire général affirme que le président sortant incarne l’espoir du peuple congolais pour pouvoir vivre dans un pays en paix, en ajoutant que sans paix toutes les ambitions du peuple sont vaines. Pierre Moussa a affirmé que la priorité de leur candidat est de lutter contre la pauvreté au pays en misant sur l’investissement d’entreprises étrangères. L’installation de ces dernières permettra la mise en place d’un grand nombre d’offres d’emploi au Congo-Brazzaville.

Les autres candidats

Denis Sassou Nguesso sera en course vers le palais du peuple avec son ancien ministre des Finances entre 1997 et 2002, Mathias Dzon, ainsi que Guy-Brice Parfait Kolélas qui lors des présidentielles de 2016 s’est classé deuxième.