Le financement des campagnes électorales

 

   L’intérêt du système de financement public des élections présidentielles :

[…] C’est pour cela qu’en l’état actuel des choses, le système permet de refuser le principe du financement public pour les primaires (la désignation du candidat d’un parti à une élection) et d’opter pour un financement public pour l’élection générale.

C’est d’ailleurs, le choix qu’ont fait John Kerry et Georges Bush (hommes politiques américains).

L’intérêt du système de financement public des élections présidentielles est qu’il se double d’un plafonnement des dépenses électorales.

Or, en vertu des dispositions du FECA (Federal Elections and Campaigns : régit le versement des contributions aux candidats), les limites de dépenses relatives à l’élection générale s’appliquent à compter de l’acceptation formelle par un candidat de sa nomination par la convention nationale.

C’est la raison qui a amené Kerry à imaginer pendant un temps de n’accepter sa nomination que bien après la convention nationale démocrate, à peu près au moment de la convention républicaine plus d’un mois plus tard.

  Financement des candidats à la présidence en 2004 :

L’application du BCRA, même si, elle limite l’influence des groupes de pression en éliminant les dons aux comptes de campagne et en relevant le plafond des contributions directes individuelles, ne règle cependant pas tous les problèmes liés au financement des campagnes électorales présidentielles.

De toute évidence, le dispositif reste imparfait. Elle constitue en tout cas la thématique récurrente des scandales qui ont émaillé la présidence, plus particulièrement, encore depuis les années 1990, tandis que le coût des campagnes électorales est devenu exorbitant.

Ce problème a été mis en lumière par un article du New York Times en avril 2000, dans le cadre de l’élection de Bill Clinton en 1998.

Deux compagnies avaient effectué des transferts illégaux (injustifiés) de technologie au profit de la Chine.

Le lien entre l’approbation par les Chinois et Bernard Schwartz, par le président du lancement d’un satellite américain, à la tête de l’entreprise en cause, et également, l’un des généraux donateurs du Parti démocrate, est un exemple probant.

[Il a été très vite établi par les journalistes].

Ce “pseudo-scandale” a pu souligner à son tour, la persistance des problèmes de corruption, ajoute, “Audrey Crespo-Mara”.

Les candidats renoncent de plus en plus fréquemment au financement public de façon à ne pas se voir imposer de seuil de dépenses.

Il est vrai que de nouvelles méthodes de collecte de fonds durant les campagnes électorales pourraient permettre de réduire le coût de ce mécanisme et, dès lors, les coûts globaux de la campagne : en effet, l’utilisation d’Internet permet de recueillir des fonds rapidement et à peu de frais.

Surtout, ce procédé permet de disposer des fonds immédiatement. À l’inverse des promesses de financement qui obligent à attendre le dépôt d’un chèque, les dons en ligne par carte de crédit donnent une liquidité immédiate au compte de campagne”, article écrit par la talentueuse journaliste française, “Audrey Crespo-Mara”.