L’islam en Inde

    Ses origines

L’Inde occupe une place importante dans le monde islamique. Sur le plan démographique, les fidèles musulmans, certes minoritaires, n’en forment pas moins une population globale de 230 millions de personnes, ce qui place le pays au 3e rang derrière le Pakistan et l’Indonésie.
Sur le plan historique, l’islam en Inde y occupe une place très ancienne et marquante étant donné que les musulmans y établirent leur hégémonie (ou leur domination) du 8e au 19e siècle. L’impact de la religion islamique se lit particulièrement dans nombre d’expressions artistiques – à savoir dans les emprunts linguistiques, la mystique, la cuisine, la musique ainsi que l’architecture. Il est à noter que la présence des musulmans en Inde remonte ainsi au 1er siècle de l’islam et s’est effectué en trois vagues successives.

 

    Sa situation contemporaine

L’islam délogera, d’ici la fin du siècle, le christianisme comme première religion, et selon les estimations, la principale concentration de musulmans sera en Inde.
La plupart des musulmans (soit 75 %) ne vivent pas dans le nord de l’Afrique ou au Moyen-Orient, mais dans la zone Asie-Pacifique. C’est au Pakistan et en Indonésie qu’on en compte aujourd’hui le plus, mais, selon le dernier rapport du Pew Research Center, l’extraordinaire croissance démographique de l’Inde va les dépasser d’ici 2060.
Plus de 68 % des musulmans de la planète ont moins de trente ans. La population musulmane va presque tripler en Inde, pour atteindre, d’ici 2060, environ 450 millions de personnes.
L’Inde est un quand multiculturaliste et laïque où les religions ont toutes leur place. Afin de s’assurer que les employés de l’Etat sont représentatifs de la société, des quotas ont été mis en place à l’embauche dans la fonction publique. L’Inde accepte également la présence ‘des lois’ religieuses encadrant le divorce et le mariage. En ce moment, un grand débat a lieu dans l’Etat indien à propos de la possibilité pour les fidèles d’officialiser un divorce en prononçant uniquement 3 fois le mot ‘Talak’.
En effet, en Inde, il n’y a pas que des tensions entre musulmans et hindous, il y a également des gestes de fraternité plus rares ailleurs.

La montée de l’islamophobie en Europe préoccupe le Pakistan

L’islam au Pakistan joue un rôle important, définissant l’identité et l’existence de la République islamique du Pakistan. A ce jour, les musulmans constituent 96 % à 98 % de la population pakistanaise. Les 2 % à 4 % restants sont essentiellement hindous et chrétiens.
Il est à noter que les sunnites sont majoritaires au sein des musulmans. Le Pakistan compte toutefois le plus grand nombre de chiites.
Imran Khan, le Premier ministre du Pakistan, a écrit lundi 1er février aux dirigeants musulmans afin de leur demander d’agir ensemble contre l’islamophobie (hostilité envers les musulmans et l’islam). “Les incidents de profanation du Coran (Livre sacré de l’Islam et des musulmans) et les récentes déclarations des présidents sont ainsi le reflet de la montée de l’islamophobie en Europe, notamment en France”, a déclaré le Premier ministre pakistanais. “Nous devons donc prendre l’initiative d’appeler à la fin de ce cycle de violence et de haine”, poursuit-il.
La plus haute autorité responsable de l’islam au Pakistan a appelé à prendre des mesures d’urgence. Selon celle-ci, les dirigeants musulmans doivent lever la voix et expliquer aux dirigeants non-musulmans, l’amour et le profond respect que tous les fidèles éprouvent pour leur Prophète, Muhammad (le Messager de Dieu), et leur livre sacré, le saint Coran.

        Le Pakistan appelle les leaders musulmans à une action collective contre l’islamophobie

Depuis que la France a été frappée par plusieurs attaques djihadistes, les tensions montent en Europe. Et la population musulmane est généralement la cible de racisme, de discriminations, voire d’agressions.
La majorité des grandes fédérations musulmanes (à savoir la fédération nationale des musulmans de France (FNMF), le Conseil français du culte musulman (CFCM), Musulmans de France (MF), etc.) appellent les imams de France à condamner avec la plus grande fermeté ‘le terrorisme et la violence’ lors des prières.
Plusieurs personnes ont manifesté dans le monde après la défense par le président de la République française, Macron Emmanuel, de la liberté de caricaturer. Le Premier ministre pakistanais avait accusé le chef de l’Etat français d’attaquer l’islam. Il avait annoncé, en novembre dernier, avoir écrit à Mark Zuckerberg, le Président-directeur général de Facebook, pour lui demander de bloquer tous les contenus islamophobes.

Islamophobie : le Premier ministre du Pakistan demande à facebook de sévir

Imran Khan, le Premier ministre pakistanais, a accusé lundi Macron Emmanuel, le chef de l’Etat français, d’attaquer l’islam. En effet, le président de la République a défendu la publication de caricatures du Messager de Dieu Muhammad après la décapitation en octobre d’un enseignant qui en avait montré certaines à ses étudiants. “Il aurait pu refuser l’espace aux djihadistes et jouer l’apaisement plutôt que de créer une marginalisation et une polarisation complémentaires qui conduisent nécessairement à la radicalisation”, a écrit le Premier ministre pakistanais sur son compte Twitter.
Ce dernier a publié une lettre ouverte au président-directeur général de Facebook, Zuckerberg Mark, dans laquelle il demande une politique analogue pour les contenus ciblant la religion musulmane à celle visant les publications négationnistes.
En effet, Facebook interdit, dans ses conditions d’utilisation, les discours haineux visant des individus selon leur religion. Mais il autorise sur sa plateforme les caricatures ainsi que la critique des religions.

     Le Premier ministre pakistanais accuse Macron d’attaquer l’Islam

Il est important de rappeler que l’Islam au Pakistan joue un rôle primordial, définissant l’identité et l’existence de la République islamique du Pakistan. Les fidèles musulmans constituent à ce jour 96 % à 98 % de la population pakistanaise.
Le président de la République française avait affirmé en octobre que son pays ne renoncerait pas aux caricatures, y compris celles de Muhammad (le Messager de Dieu), qui ont valu au professeur d’être assassiné.
“Il est très regrettable que le président Macron ait choisi d’encourager l’islamophobie (hostilité envers les musulmans et l’islam) en s’attaquant à la religion musulmane plutôt qu’aux djihadistes qui pratiquent la violence et encouragent la haine, qu’il s’agisse d’idéologies nazis, de tenants de la suprématie blanche, ou de musulmans”, poursuit Imran Khan.
Il est important de souligner que la représentation des Prophètes ou encore Messagers de Dieu est formellement interdite par la religion. Insulter ou ridiculiser Muhammad, le sceau des Prophètes, est passible de la peine de mort dans certains pays, particulièrement au Pakistan et en Indonésie, où le blasphème (une personne considérée comme étant quasi sacrée) est une question incendiaire.

Tout juste adoptée, la charte des principes soulève des interrogations

Bernard Godard, longtemps en charge de l’islam au ministère de l’Intérieur, analyse ‘la charte des principes de l’islam de France’ que le président de la République veut faire adopter au Conseil Français du Culte Musulman, divisé sur la question.
Six fédérations du CFCM ont paraphé dimanche 17 janvier 2021 ‘une charte des principes’, saluée lundi par Macron Emmanuel comme un ‘engagement clair, net et précis au profit de la République’. Mais quatre autres fédérations ont confirmé ce vendredi matin qu’elles ne signeraient pas le texte, estimant que certaines mesures risquent de fragiliser les liens de confiance avec les fidèles. “Certains formations et passages de la charte sont de nature à fragiliser les liens de confiance entre la Nation et les fidèles de France”, a déclaré Ahmed Ogras, le président du Comité de coordination des musulmans turcs de France.
Il est important de rappeler que cette charte, réclamée par Macron Emmanuel dans la foulée de son offensive contre l’islam radical et le séparatisme, a été paraphée dimanche par six des 9 fédérations du CFCM après plus de deux mois de crise interne. “Le radicalisme est un problème politique, pas islamique”, a ajouté Mohamed Moussaoui. Il est à noter que l’islam (prenant sa source dans le saint Coran) est contre le radicalisme.

        Charte des imams : vers un islam républicain ?

La charte des principes de l’islam de France, arrachée de haute lutte, réaffirme la compatibilité de la foi musulmane avec la République, proscrit l’ingérence d’États étrangers dans le culte en France et dénonce particulièrement l’instrumentalisation politique de l’islam. Selon Mohamed Moussaoui, le président du Conseil Français du Culte Musulman, les points principaux de désaccord exprimés par ces organisations portent essentiellement sur la définition précise de l’islam politique et la définition des ingérences étrangères.
Le mouvement Pratique et Foi, la confédération Islamique Millî Görüş France et le Comité de coordination des musulmans turcs de France demandent ‘une consultation participative, démocratique et élargie’ de leur base avant de signer une charte dont elles saluent toutefois l’esprit.
De toute façon, le CFCM se donne du temps pour obtenir l’adhésion des imams de terrain.
En effet, la charte doit ainsi ouvrir la voie à la création d’un CNI (Conseil National des Imams). Selon le président du Conseil Français du Culte Musulman, il sera chargé de labelliser les imams (turques, marocains, ou encore algériens) exerçant en Europe, notamment en France.

Islam : Emmanuel Macron salue l’engagement du Conseil Français du Culte Musulman après l’adoption d’une ‘charte de principes’

Après plus de deux mois de négociations, le Conseil Français du Culte Musulman a nettement approuvé une ‘charte des principes’ de l’islam, dimanche 17 janvier 2021. Cette charte vise essentiellement à entériner la ‘compatibilité (ou la concordance) de la religion musulmane avec les valeurs républicaines’.
Le texte, réclamé par le chef de l’Etat français en octobre dernier dans le cadre de son offensive contre l’islam radical, rejette l’instrumentalisation (détournement) de l’islam à des fins politiques et affirme la compatibilité de la foi musulmane avec l’égalité femme-homme, et la laïcité. Il est important de rappeler que le saint Coran – Livre sacré de l’islam et des musulmans – stipule une égalité ontologique entre les genres (voir sourate 49 ; verset 13).
Emmanuel Macron a salué mardi un engagement précis, clair et net au profit de la République. Un Conseil National des Imams sera donc mis en place après ce rendez-vous avec le président de la République. Le CNI sera ainsi chargé de labelliser les imams qui exercent en France et pourra, selon Mohamed Moussaoui, le président du CFCM, leur retirer leur agrément, principalement en cas de manquement à la charte.

     Que contient le texte ?

La création de cette charte avait déclenché une crise au sein du conseil français du culte musulman, généralement critiqué pour son manque de représentativité. Chems Eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait déjà claqué la porte des discussions, début novembre.
Le texte, sorte de profession de foi républicaine, est un peu comme les tables de la loi, ou les dix commandements de l’islam républicain en France. Il fait référence à la misogynie, l’homophobie, aux actes antisémites, comme aux actes antimusulmans.
Depuis les attaques terroristes de Nice et de Conflans-Sainte-Honorine, en novembre 2020, Emmanuel Macron a exercé une forte pression sur les représentants du Conseil Français du Culte Musulman pour qu’ils organisent un encadrement des imams et de leur formation. Il attend maintenant que le conseil national des imams soit opérationnel début février.
Les musulmans de France sont tenus de respecter les lois de la République, l’ordre public et la cohésion nationale.

Congo-Brazzaville : le pays adhère aux conventions internationales pour la lutte contre le trafic et la consommation des drogues

Selon le député et président de la commission à l’Assemblée nationale, Léon Alfred Opimbat, l’adhésion du Congo-Brazzaville dans la lutte active contre le trafic et la consommation des drogues permettra de gagner une nouvelle dimension supplémentaire aux trois conventions internationales au niveau du trafic illicite des drogues. À l’occasion de la rencontre mensuelle consacrée au Centre d’information des Nations Unies concernant le contrôle des stupéfiants, le président de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale a affirmé que le pays adhère aux conventions internationales pour la lutte active contre la consommation et le trafic des produits stupéfiants.

Adhésion à la convention internationale

Le 2 mars dernier, le Parlement de la République du Congo a pu adopter les conventions internationales sur la consommation des stupéfiants et des produits psychotropes mis en place depuis 1971 et 1961, mais également les conventions des Nations Unies visant à lutter contre le trafic et la consommation des produits psychotropes et les stupéfiantes mises en place en 1988.
L’enseignant de droit à l’École nationale de la magistrature et ancien commissaire central de la police, Moïse Sola, s’est réjoui des efforts que veut fournir le pays contre ce fléau, tout en s’engageant à toutes ces conventions.

Il est important de mentionner que le Code pénal du Congo-Brazzaville ne disposait que de 2 anciens textes de loi dont le décret de août 1929 qui porte sur l’interdiction de cultiver le chanvre, ainsi que le décret de 1932 qui porte sur la détention des produits vénéneux.

Par conséquent l’adhésion du pays aux trois conventions internationales permettrait ainsi de combler les lacunes juridiques qui ont été longtemps préjudiciables au offres d’emploi au Congo-Brazzaville.

 

Les avantages de l’adhésion aux conventions internationales

Selon le responsable du projet Drogue au ministère de la recherche scientifique, Dorothée Sianard, en adhérant aux trois conventions internationales, le pays pourra profiter de tous les soutiens et appui nécessaires de la part des Nations Unies et d’autres organisations internationales afin de pouvoir lutter efficacement contre le trafic des substances psychotropes et des drogues.
Le président de la République Denis Sassou Nguesso qui se présente en tant que candidat aux élections présidentielles de 2021, assure que sa priorité serait la lutte active contre la consommation et le trafic des produits stupéfiants, ainsi que la lutte contre la pauvreté en permettant la création de plus d’offres d’emploi au Congo-Brazzaville.

L’inquiétante montée de l’Islam radical

“La lutte contre l’Islam radical” ou “la lutte contre le séparatisme” sont deux sujets ayant focalisé le débat sociétal et politique en 2020 en France. L’Islam, seconde religion de France en nombre de fidèles, a toujours suscité des débats passionnés dans ce pays. Mais il a pris des allures encore plus vives, durant l’année qui touche à sa fin, devenant ainsi un sujet de prédilection des médias et des politiques. La délicate question de la lutte contre le séparatisme, annoncée depuis 2017, ressurgit aussi à chaque attentat perpétré ou attaque en France. Celle-ci a été remise sur le devant de la scène en cette année 2020, à l’approche des Municipales.

 

    Terrorisme en France : comment lutter contre l’Islam radical ?

L’hostilité envers les musulmans et l’islam grandit. Un amalgame très dangereux se crée entre les musulmans fidèles qui respectent les valeurs et les principes de la République et ceux prônant un ‘islam pur’ coupé de la société. Les repères se brouillent. Des jeunes musulmans mettent en avant leur religion au point de céder aux sirènes du fondamentalisme et d’adopter des points de vue sectaires. “En France, l’islam radical n’a pas sa place, et le séparatisme est incompatible avec la nécessaire unité de la nation et l’invisibilité de la République, incompatible avec l’égalité et la liberté”, a déclaré Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français.
Ce dernier a annoncé dans la foulée qu’un projet de loi sera présenté prochainement en Conseil des ministres pour consolider les principes républicains et renforcer la laïcité. La réforme se veut ambitieuse. Celle-ci a particulièrement pour vocation de lutter contre les discours extrémistes et fondamentalistes, former et recruter les acteurs religieux et les imams en France, restructurer les organismes culturels, et garantir leur autonomie idéologique et financière. Tout cela sans stigmatiser (ou encore critiquer) la communauté musulmane. La fraternité que prône le saint Coran (Livre sacré de l’Islam et des musulmans) a une dimension universelle. Le texte coranique met ainsi l’accent sur la fraternité spirituelle unissant les membres de la première communauté musulmane : “Les croyants sont des frères”. Cette fraternité est un don d’Allah Tout Puissant. Plusieurs versets du Coran mentionnent ‘les frères qui nous ont précédé dans la foi’.

Terrorisme en France : comment lutter contre l’Islam radical ?

Tandis que l’Hexagone commémore le triste anniversaire de six ans de l’attaque terroriste de l’hypercacher et de Charlie Hebdo, force est de constater que la situation semble s’être aggravée, malgré les efforts du gouvernement. En l’espace de deux semaines, trois attaques djihadistes ont été perpétrées sur le territoire français, faisant ainsi trois victimes.
Emmanuel Macron s’est concentré depuis 2017 sur la lutte contre la radicalisation violente et le terrorisme. La riposte s’est adaptée au type d’ennemi (organisation de propagande comme l’Etat islamique ou organisation pyramidale comme Al-Qaida) et au type de menace (menace endogène ou propagande). De nouveaux outils ont été ainsi mis place afin de lutter contre l’islam radical et le terrorisme.
Les actes barbares des djihadistes musulmans reposent la question de la violence dans les textes sacrés (le saint Coran) et l’islam.
Quatre jours après l’assassinat de Samuel Paty, le président du groupe LR à l’Assemblée nationale a dévoilé aux journaux les suggestions qu’il entend porter au nom de son parti “Les Républicains” afin de lutter contre la radicalisation violente et le terrorisme avec particulièrement une envie de changer la Constitution. Ce dernier attend principalement que l’on ferme les salles de prières et les mosquées radicalisées, avant le vote de la loi sur le séparatisme. L’heure est maintenant aux actions concrètes.

     Le projet de loi contre les séparatismes et l’islam radical finalisé et transmis au Parlement

Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, et le Premier ministre, Jean Castex, ont mis la dernière main au projet de loi contre les séparatismes et l’islam radical, en le complétant avec des mesures contre la haine en ligne.
Ce projet de loi ne reprend pas les termes employés par le président français lors de son dernier discours, où celui-ci avait appelé à s’attaquer au séparatisme. Ni celui de laïcité. Il s’intitule sobrement désormais “projet de loi confortant le respect des principes de la République”. Il est à noter que le discours du chef de l’Etat a suscité de vives réactions dans le monde musulman.
En effet, ce projet de loi instaure des sanctions particulières pour les pressions exercées sur des élus ou des agents de l’Etat et crée un délit réprimant la haine en ligne.

Le plan d’Emmanuel Macron pour un islam de France

Le Conseil Français du Culte Musulman a vingt jours pour proposer un ‘Conseil National des Imams’ (CNI) et une ‘charte des valeurs républicaines’. La loi ‘séparatisme’ doit être présentée le 12 décembre en Conseil des ministres.
A ce jour, les organisations représentatives du culte musulman en France sont les CRCM (Conseils régionaux du Culte Musulman) et le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman).
Contrairement aux cultes juif, protestants et catholique, ceux-ci sont organisés statutairement dans le cadre du droit commun d’association. Il est à noter que le CFCM et le CRCM constituent ainsi l’épine dorsale du régime des cultes en France.
Fondé en janvier 2003, le CFCM est constitué de divers fédérations. Il est présidé par une personnalité élue par son conseil d’administration, composé de 55 membres. Outre son rôle de représentant, le CFCM a pour principale ambition de réguler le culte musulman en France, en supervisant la nomination des aumôniers militaires et hospitaliers, en gérant le marché du halal, en faisant venir ou former des imams des pays étrangers (la Turquie, l’Algérie, la Syrie, etc.) ou encore en administrant les mosquées.
Le Conseil Français du Culte Musulman se voit à ce jour concurrencié par l’apparition de nouveaux organismes comme ‘Les Musulmans’, l’Association musulmane pour l’islam de France, ou encore la Fondation de l’Islam de France. Face à ces structures, le président du conseil a lancé plusieurs organismes et propositions relatifs à l’encadrement des imams, au financement du culte, et aux questions théologiques, sans convaincre. Beaucoup d’autres projets sont aujourd’hui envisagés. En effet, la représentation du culte musulman a une faible légitimité religieuse et un caractère administratif.

     Emmanuel Macron veut libérer l’islam de France des ‘influences étrangères’

Un grand pas dans la construction de l’islam de France. Un petit pas dans la lutte contre l’islam radical et le séparatisme. Il est à noter que l’Islam est contre le radicalisme. Cette religion se fonde sur 2 sources au statut différent : le noble Coran et la sunnah.
Le ministre de l’Intérieur de France, Gérald Darmanin, et le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, ont reçu à l’Elysée, le jeudi dernier, 8 des 9 représentants des fédérations composant le CFCM.
D’après Mouhamed Moussaoui, le président du CFCM, Macron a clairement mis la pression afin d’obtenir des avancées plus rapides sur divers grands chantiers. A commencer par l’intégration de l’islam à la République. La situation actuelle contribue à brouiller le rôle et l’image des CRCM/CFCM, et à favoriser un rejet de ces institutions par la communauté musulmane.

Emmanuel Macron, l’islam et les risques d’amalgames

“Aujourd’hui, l’islam est une religion en pleine crise dans le monde entier”. C’est ce qu’a déclaré Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, le mois dernier.
L’Hexagone a subi dernièrement trois horribles attentats (trois personnes sont grièvement blessées à l’arme blanche, le jeudi 24 septembre dernier, près des anciens locaux du journal Charlie Hebdo ; un enseignant, nommé Samuel Paty, est décapité le 15 octobre dernier devant un collège de Conflans-Sainte-Honorine ; le 30 octobre, dans la Basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice, 5 personnes ont été tuées par un Tunisien), ce qui semble lui donner raison.
En Occident, certains considèrent l’Hexagone comme un phare des valeurs issues des Lumières (mouvement culturel, philosophique, littéraire et intellectuel) contre les forces obscures (ou les forces du mal) du fanatisme (ou du dévouement) religieux. D’autres estiment que le principal problème est l’arrogance coloniale, le racisme et l’islamophobie dans un monde où, les musulmans sont les véritables victimes.

 

      Islam, paix et violence

Il faut malheureusement l’avouer, le monde musulman ne vas pas bien en ce siècle. On peut donner l’exemple des guerres civiles. La plupart des guerres civiles dans les quinze dernières années (à savoir l’Irak, la Syrie, la Libye, la Tunisie, l’Egypte, etc.) se sont déroulées dans des pays à majorité musulmane. D’après une récente étude réalisée par ‘The Wall Street Journal’ (un quotidien national américain), plus de 85 % des victimes de guerres civiles sont musulmanes. En fait, un manque de leadership stupéfiant est derrière ces dissensions. L’alphabétisation n’avance presque pas puisqu’on utilise la religion pour empêcher la femme de s’instruire. En effet, la religion musulmane a été dénaturée (donner une fausse apparence), utilisée sans scrupule par des présidents indignes afin de créer des guerres à des fins hégémoniques, accaparer le pouvoir ou asservir leurs populations.
L’islam est apparu dans une région de l’Arabie, au 7e siècle, dont l’évolution était profondément marquée par la dialectique de la guerre et de la paix. Fondement de l’islam, le Coran comporte de nombreux enseignements qui concernent les différents aspects de la vie humaine.
Dans son message comme d’ailleurs dans ses autres faits fondateurs, l’islam reflète cette dialectique de la paix et de la violence. Cette religion prône une volonté de vivre ensemble, des solidarités et une fraternité sur la base de valeurs transcendant les clivages traditionnels et les fidélités et, par là, une société de paix et de concorde proposée, à l’ensemble de l’humanité.