Contre l’Islam radical, Emmanuel Macron emploie la stratégie de la tension permanente

Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, a présenté samedi 3 octobre aux Mureaux, un plan visant principalement à luttet contre l’islam radical et le séparatisme. La présentation du projet de loi en Conseil des ministres est prévue pour la mi-décembre. “Force de constater qu’il y a un islam radical qui conduit à banaliser la violence, qui conduit à nier les grandes lois de République, et qui a conduit certains de nos enfants, de nos citoyens, à choisir le pire”, Emmanuel Macron, lors de son discours contre l’islamisme radical.
Le président de la République dit vouloir éviter les amalgames. Les citoyens sont partagés : “Il y a plein de choses : le logement, la précarité, les usines qui ferment, l’emploi… On n’en parle pas”, ajoute-t-il.

  L’islam interdit-il vraiment de représenter le prophète Mahomet ?

Emmanuel Macron a enjoint ses ministres à ‘inonder’ l’opinion avec des actions et des annonces quotidiennes pour ‘terroriser l’islamisme’. Le débat est encore plus vif qu’aux lendemains des attaques terroristes du 20 janvier 2015 ou de Charlie Hebdo, sans doute à cause des faits en eux-mêmes, de la symbolique touchée et du cumul des horreurs : le prof d’histoire Paty Emmanuel a été assassiné à Conflans-Sainte-Honorine, le jeudi 15 octobre dernier, pour avoir montré en classe de quatrième les caricatures du Prophète de l’Islam Muhammad, publiées par Charlie Hebdo. Un jeune de 19 ans, qu’il ne connaissait pas, l’a décapité. Là, on touche à quelque chose d’extrêmement sensible. Un débat mettant la France face à elle-même. Le saint Coran n’en parle pas. Le président du Conseil Français du culte musulman (CFCM), Mohamed Moussaoui, le certifie : “Il n’y a pas de texte coranique (ou hadith : recueil des actes et paroles de Mahomet) explicite qui parle de la représentation du Messager de Dieu et Prophète Muhammad”, a-t-il affirmé.
Le rival évident, celui contre lequel l’Hexagone est déjà en guerre depuis des siècles, c’est le djihadisme, ou encore le terrorisme, ou plutôt les individus ou les groupes qui s’en réclament et qui commettent des actes djihadistes sur l’ensemble du territoire français.
Le terrorisme se combat dans l’urgence sur le front militaire, sur le terrain du renseignement, et de la connaissance. Pour sa part, le combat idéologique présente à ce jour plusieurs autres difficultés, et nécessite beaucoup plus de temps.
Macron Emmanuel et son gouvernement promettent désormais des réponses politiques “à moyen et long terme” après l’assassinat du prof d’histoire-géographie, Paty Samuel. “La peur va ainsi changer de camp et les islamistes (réfère plus généralement à l’islam politique) ne doivent pas pouvoir dormir tranquilles dans notre pays”, a déclaré Emmanuel Macon.