Fair-play financier : les raisons qui ont poussé le PSG à avoir recours au TAS

Suite à la demande de réétudier les comptes financiers du PSG par les experts du Fair-play financier, le président du club de la capitale, Nasser Al Khelaïfi a fait appel au TAS (Tribunal arbitral du sport) en septembre dernier afin de profiter « d’un vice de procédure ». En effet, l’avenir du club parisien se joue en ce moment en Suisse entre les mains du TAS.

Le fair-play financier : le feuilleton du PSG et l’UEFA

L’enjeu est énorme pour le club de la capitale, dans toute cette affaire de fair-play. Depuis le début du mois de septembre 2017, l’instance européenne l’UEFA ou plus précisément la chambre d’instruction de contrôle financier des clubs a demandé d’ouvrir une enquête portant sur l’étude des comptes du club de la capitale entre l’année 2014 et 2017. En mois de juin 2018, l’UEFA a classé l’affaire sans suite, le PSG s’est donc retrouvé sans aucune sanction. Toutefois, le contrat de « nation branding » avec le Qatar Tourisme Authority, qui finance la plus grande partie du club dérange l’UEFA. Ce n’est qu’en début juillet que l’UEFA décide de réexaminer les comptes du PSG pour fair-play financier. Une annonce très rarissime, qui a été prise en seulement deux semaines de la part du président de la chambre de jugement. Le président du PSG, Nasser Al Khelaïfi, a décidé de faire appel à cette décision devant le Tribunal arbitral du sport, en considérant que « cette décision est infondée sur le font comme sur la forme » comme a déclaré le directeur de la communication du PSG, Jean-Martial Ribes.

Le contrat avec du QTA dérange

Selon psg paname squad, le fond du contrat signé entre QTA et PSG, ne repose pas sur une réalité sérieuse, en expliquant que, c’est une création financière non réelle. Selon cette explication, l’UEFA veut à tout prix baisser la valeur du contrat du QTA à 4 millions d’euros par an, alors que la même instance a déjà fixé le même contrat en 2014 à 100 millions d’euros annuels. En outre sur la forme, la direction du club conteste le fait que la chambre de jugement n’a pas respecté le règlement du fair-play financier qui stipule que la chambre offre un délai de dix jours pour réexaminer les comptes.
Profitant du dépassement effectué par la chambre de jugement, le PSG trouve que c’est inacceptable que l’UEFA dépasse les bornes. L’UEFA a préféré attendre le résultat de l’appel, qui sera certainement déclaré au début de 2019, en suspendant tout réexamen des comptes.