Islam : Emmanuel Macron salue l’engagement du Conseil Français du Culte Musulman après l’adoption d’une ‘charte de principes’

Après plus de deux mois de négociations, le Conseil Français du Culte Musulman a nettement approuvé une ‘charte des principes’ de l’islam, dimanche 17 janvier 2021. Cette charte vise essentiellement à entériner la ‘compatibilité (ou la concordance) de la religion musulmane avec les valeurs républicaines’.
Le texte, réclamé par le chef de l’Etat français en octobre dernier dans le cadre de son offensive contre l’islam radical, rejette l’instrumentalisation (détournement) de l’islam à des fins politiques et affirme la compatibilité de la foi musulmane avec l’égalité femme-homme, et la laïcité. Il est important de rappeler que le saint Coran – Livre sacré de l’islam et des musulmans – stipule une égalité ontologique entre les genres (voir sourate 49 ; verset 13).
Emmanuel Macron a salué mardi un engagement précis, clair et net au profit de la République. Un Conseil National des Imams sera donc mis en place après ce rendez-vous avec le président de la République. Le CNI sera ainsi chargé de labelliser les imams qui exercent en France et pourra, selon Mohamed Moussaoui, le président du CFCM, leur retirer leur agrément, principalement en cas de manquement à la charte.

     Que contient le texte ?

La création de cette charte avait déclenché une crise au sein du conseil français du culte musulman, généralement critiqué pour son manque de représentativité. Chems Eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait déjà claqué la porte des discussions, début novembre.
Le texte, sorte de profession de foi républicaine, est un peu comme les tables de la loi, ou les dix commandements de l’islam républicain en France. Il fait référence à la misogynie, l’homophobie, aux actes antisémites, comme aux actes antimusulmans.
Depuis les attaques terroristes de Nice et de Conflans-Sainte-Honorine, en novembre 2020, Emmanuel Macron a exercé une forte pression sur les représentants du Conseil Français du Culte Musulman pour qu’ils organisent un encadrement des imams et de leur formation. Il attend maintenant que le conseil national des imams soit opérationnel début février.
Les musulmans de France sont tenus de respecter les lois de la République, l’ordre public et la cohésion nationale.