Islamophobie : le Premier ministre du Pakistan demande à facebook de sévir

Imran Khan, le Premier ministre pakistanais, a accusé lundi Macron Emmanuel, le chef de l’Etat français, d’attaquer l’islam. En effet, le président de la République a défendu la publication de caricatures du Messager de Dieu Muhammad après la décapitation en octobre d’un enseignant qui en avait montré certaines à ses étudiants. “Il aurait pu refuser l’espace aux djihadistes et jouer l’apaisement plutôt que de créer une marginalisation et une polarisation complémentaires qui conduisent nécessairement à la radicalisation”, a écrit le Premier ministre pakistanais sur son compte Twitter.
Ce dernier a publié une lettre ouverte au président-directeur général de Facebook, Zuckerberg Mark, dans laquelle il demande une politique analogue pour les contenus ciblant la religion musulmane à celle visant les publications négationnistes.
En effet, Facebook interdit, dans ses conditions d’utilisation, les discours haineux visant des individus selon leur religion. Mais il autorise sur sa plateforme les caricatures ainsi que la critique des religions.

     Le Premier ministre pakistanais accuse Macron d’attaquer l’Islam

Il est important de rappeler que l’Islam au Pakistan joue un rôle primordial, définissant l’identité et l’existence de la République islamique du Pakistan. Les fidèles musulmans constituent à ce jour 96 % à 98 % de la population pakistanaise.
Le président de la République française avait affirmé en octobre que son pays ne renoncerait pas aux caricatures, y compris celles de Muhammad (le Messager de Dieu), qui ont valu au professeur d’être assassiné.
“Il est très regrettable que le président Macron ait choisi d’encourager l’islamophobie (hostilité envers les musulmans et l’islam) en s’attaquant à la religion musulmane plutôt qu’aux djihadistes qui pratiquent la violence et encouragent la haine, qu’il s’agisse d’idéologies nazis, de tenants de la suprématie blanche, ou de musulmans”, poursuit Imran Khan.
Il est important de souligner que la représentation des Prophètes ou encore Messagers de Dieu est formellement interdite par la religion. Insulter ou ridiculiser Muhammad, le sceau des Prophètes, est passible de la peine de mort dans certains pays, particulièrement au Pakistan et en Indonésie, où le blasphème (une personne considérée comme étant quasi sacrée) est une question incendiaire.