Journée meurtrière à Damas, où l’ombre des armes chimiques resurgit

Plus de 75 civils ont été tués dimanche dans des raids (opération militaire très rapide en territoire ennemi) du régime “Assad” près d’Alep. D’autres attaques ont été menées la veille à Damas, la capitale syrienne. Selon Washington, le régime du dictateur syrien “Bachar Al-Assad” a utilisé “du chlore”.
Un nouveau drame illustrant le lourd tribut payé par les habitants (une personne qui n’est pas membre d’une armée) dans la guerre. Ces frappes sont intervenues au lendemain de bombardements meurtriers à Damas (la capitale de la Syrie) où le régime du dictateur syrien est soupçonné d’avoir utilisé des gaz toxiques.

Syrie : Bachar Al-Assad affirme que la guerre n’est pas terminée et que son pays se battra jusqu’au bout !

Dans la Syrie ravagée par la guerre depuis 2013, le mois de juillet a été spécialement meurtrier. Dimanche, 75 civils ont péri dans des tirs d’artillerie (matériel de guerre comprenant les mortiers, les canons, les mitrailleuses et leurs munitions) et des attaques aériennes du régime de “Bachar Al-Assad” visant diverses localités de la Ghouta, a rapporté le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH).
Les raids les plus meurtriers ont visé “Harasta El-Bassal” (se trouve dans la banlieue, au sud-est de Damas), où plus de vingt personnes ont été tuées (sur le coup) sur un marché, dont sept enfants, a précisé l’Organisation des Nations Unies. À Hteitit Al-Turkmen, une femme est morte dans des tirs d’artillerie.
Un marché de la localité de Beit Sawa (situé juste à l’est de Damas ; fait partie du district de Markaz Rif Dimashq) a aussi été touché et quinze civils tués, selon le HCDH.
Ces derniers mois, le pouvoir du dictateur syrien a été accusé d’avoir mené, en Syrie, diverses attaques chimiques. Le 15 juillet, le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme avait principalement rapporté 53 cas de suffocation dans la Ghouta orientale, alors que des sources médicales et des habitants avaient évoqué une attaque au chlore.

Un Français à Damas

La guerre civile qui touche actuellement Damas a fait fuir la majorité des ressortissants étrangers. Jean-Pierre Duthion, expatrié français, a décidé de rester dans la capitale syrienne “Damas”, et de tweeter en temps réel cette crise qui se déroule sous ses yeux.
“Tous mes amis étrangers ont quitté la Syrie depuis neuf mois au moins. À ma connaissance, il ne reste plus aucun expatrié à la capitale syrienne, je suis le seul qui soit resté”, Jean-Pierre Duthion, lors d’une interview.
Et pourtant, rien ne le prédestinait à vivre dans un pays en guerre. Malgré cette guerre civile qui endeuille la Syrie, ce dernier refuse de rentrer en France.