La Banque Mondiale suggère des mesures pour aider à résorber le chômage en Afrique

Développer les compétences pour soutenir la croissance

Le futur de l’Afrique est entre les mains de ses jeunes – considérés comme moteur de la renaissance africaine -, mais leur insertion dans le marché du travail avec des emplois productifs et acceptables reste un défi de taille, qui ne peut pas être relevé uniquement à l’échelle nationale. La majorité des chômeurs ont moins de 30 ans, selon la Banque africaine de développement (BAD).
Les troubles politiques et sociaux (le printemps arabe de 2012), la fuite des cerveaux (plusieurs Africains risquant leur vie pour atteindre l’Europe), l’insécurité et la pauvreté sont toutes des dynamiques liées au chômage des jeunes. Ainsi, il est primordial de faire état des bonnes pratiques pour relever ce défi. Il semble que les pays à revenus plus élevés soient plus touchés.
Les villes ont, selon la banque africaine de développement, des taux de chômage bien plus élevés que les zones rurales. Plusieurs jeunes africains sont confrontés à un emploi temporaire mal rémunéré, aggravant leur pauvreté, ou à un chômage élevé.
Le chômage généralisé des jeunes africains constitue un risque pour la stabilité politique et sociale. Il a donc des coûts directs : sous-utilisation et gaspillage du potentiel humain et des capacités, perte d’impôts et de revenus…

La recette de l’Union africaine pour contrer le chômage des jeunes

En Afrique, le chômage des jeunes est devenu une question préoccupante pour l’UA.
L’Agenda 2063 de l’Union africaine – à la fois une vision et un plan d’action – lance un appel à l’action pour soutenir les jeunes. Un tel but peut être atteint par des investissements dans leur éducation, leur santé, leur accès aux opportunités, aux capitaux et aux technologies.
Des stratégies combinées de lutte contre le sous-emploi et le chômage sont donc nécessaires à l’échelle continentale et nationale. Afin de régler le chômage des jeunes en Afrique, il faut une double approche : résoudre les causes structurelles et systématiques (en améliorant la qualité de la main d’œuvre) et chercher à embaucher des jeunes qualifiés, mais au chômage.
L’UA a lancé un appel, en septembre, à ses Etats membres (Cameroun, Burundi, Burkina Faso, Botswana, Bénin, Angola, Algérie, Afrique du Sud, etc.) à s’engager pour régler la problématique du chômage des jeunes en leur fournissant une formation et une éducation de qualité. L’Afrique, avec 350 millions d’habitants âgés de 18 à 30 ans, compte le plus de jeunes au monde, selon la Banque Mondiale (BM).
D’après un rapport de la BAD, les pays africains devront créer 2. 6 millions d’emplois par an jusqu’en 2041 afin de maintenir des taux de chômage constants.
En Afrique, la BM finance aujourd’hui plus de 750 projets pour promouvoir une éducation de qualité, renforcer les Etats fragiles, augmenter la productivité agricole, etc.
‘Le Projet pour l’emploi des jeunes et le développement des compétences’ entend offrir une première opportunité du travail à des jeunes pas ou peu qualifiés. Il vise à promouvoir les perspectives d’emploi chez les jeunes.
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