Ramadan 2020 : les dates du début et de fin du jeûne en France connues

La date du début de Ramadan, mois sacré pour les musulmans, est déjà annoncée dans l’Hexagone. En effet, d’après le Conseil théologique musulman de France (CTMF), des calculs ont déjà été effectués par des astronomes (science de l’observation des astres) et mis à disposition du grand public.
Donc, le début de Ramadan 2020, qui correspond à 1442 de l’année hégirienne (AH), est fixé au jeudi 23 avril. Et s’achèvera normalement le vendredi 22 mai. C’est le neuvième mois du calendrier islamique.

À noter qu’une année hégirienne compte 355 ou 356 jours, et est alors plus courte qu’une année tropique (ou année équinoxiale) d’environ dix jours. Le mois de Ramadan commencera donc onze jours plus tôt que l’année précédente (dimanche 5 mai 2019). Toutefois, il est important de rappeler que dans l’Hexagone, comme d’ailleurs dans tous les autres pays, les dates de fin et du début de Ramadan sont toujours annoncées par les autorités dites religieuses. Celles-ci sont sous contrôle.

Dans l’Hexagone, les autorités religieuses, dont le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) et le Conseil théologique musulman de France, profitent de ce mois saint pour inviter les musulmans à multiplier les actes de piété, essentiellement en faveur des plus démunis, des plus pauvres, et aussi les prières. Cette période de jeûne a été instaurée principalement pour célébrer la révélation du Coran, le Livre Sacré des musulmans.

La pratique du jeûne

Pendant le Ramadan, qui dure 29 ou 30 jours, les musulmans, principalement les fidèles, sont invités à s’abstenir de manger, d’avoir des relations sexuelles, de boire et de fumer, de l’aube (Al Fajr) jusqu’au crépuscule (Al Maghrib). Il s’agit de se priver pour favoriser une réflexion et une spiritualité. On peut dire que c’est une forme d’ascétisme (discipline volontaire de l’esprit ou du corps cherchant à tendre vers une perfection) et de contrôle. Mais, à l’heure de la rupture du jeûne (ou Al Iftar), des repas de fête rassemblent généralement les familles et l’activité sociale est beaucoup plus intense.

Il existe évidemment divers motifs d’exemption (ou de dispense) de la pratique du jeûne : les périodes menstruelles des femmes, l’allaitement ou la grossesse, un voyage éprouvant, une santé fragile… Même si les petits enfants sont exemptés, il est recommandé de les y habituer progressivement. “[…] Et quiconque est en voyage ou malade, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours”, verset 185, sourate 2 (Al Baqara).