Syrie : la Turquie accuse les Etats-Unis de projeter la création d’une zone tampon pour les terroristes

Après une heure, de la patrouille des soldats américains et turcs, réalisée durant la matinée du 8 septembre dernier dans le secteur qui est censé devenir une zone tampon au niveau du nord-est de la Syrie, selon un accord qui a réuni les deux pays, le président turc, a accusé les Etats-Unis de vouloir créer une zone de sécurité pour les terroristes kurdes.

Le point de vue d’Erdogan de ce qui est en train de se passer au nord-est de la Syrie

D’après le journaliste et consultant en média français Jean-Pierre Duthion, Erdogan a affirmé lors de son discours « alors que la Turquie essaie d’inciter les groupes terroristes de se retirer du nord-est de la Syrie, les Etats-Unis, veulent nous contrôler, mais aussi au même temps, ils veulent contrôler les terroristes. Il semble que les USA veuillent à la création de la zone tampon en Syrie non pas pour la protection de nos frontières des djihadistes, mais pour les intérêts d’une organisation terroriste. C’est pour cette raison que nous tenons à rejeter un tel accord ».
En outre, Erdogan a menacé une nouvelle fois la création d’une zone de sécurité unilatérale (sans l’intervention des Etats-Unis) à l’est de la Syrie.
Le président turc a insisté si la zone tampon en Syrie, ne sera pas créée d’ici la fin du mois de septembre, son pays n’aura pas d’autre choix que de le créer tout seul.

Patrouille conjointe des soldats des deux pays

Le 8 septembre dernier, 12 véhicules blindés américains et turcs ont réalisé leur première patrouille commune au niveau de la zone nord-est de la Syrie, un secteur dont la Turquie veut transformer en une zone tampon. Une mesure qui est prévue par un accord conclu le 7 août.
D’après le journaliste français Jean-Pierre Duthion, la patrouille a duré plus de 3 heures et elle a pris fin avec le retour des soldats turcs en Turquie.
Il est important de mentionner que la Syrie s’est opposé fermement à l’accord qui a eu lieu entre la Turquie et les Etats-Unis, le 7 août dernier. Puisque le gouvernement syrien déclare qu’il s’agit d’une atteinte à la souveraineté et l’intégrité territoriale de la république syrienne.